Onze pilotes vont se relayer pendant vingt-quatre heures aux commandes d’un monomoteur qui effectuera un décollage et un atterrissage sur cent aérodromes différents en France continentale. C’est le défi 100/24.

France


Le maillage aéroportuaire de l’Hexagone, l’un des plus importants au monde, permet de relever un tel défi. De nombreuses plates-formes sont accessibles de jour comme de nuit. Ce patrimoine de plus de quatre cents aérodromes (pistes privées et ULM non comprises) constitue un outil majeur au service du désenclavement. Quel autre moyen de transport permet, par exemple, de partir le matin de Clermont-Ferrand pour une réunion à Lille, de déjeuner ensuite à Caen, d’assister à une conférence à Vannes l’après-midi avant de revenir en Auvergne le soir ? En multipliant les activités humaines, économiques et sociales tout en réduisant le nombre de déplacements grâce à des liaisons directes, cette aviation légère s’inscrit dans la démarche du développement durable. Les aéroports et aérodromes de l’Hexagone, réunis au sein de l’Union des aéroports français qui soutient 100/24, permettent aux acteurs économiques d’être à moins de deux heures de la plupart des grandes métropoles européennes. Une centaine de pistes, de plus de 2 000 mètres, équipées de moyens de radio-navigation permettent ainsi aux avions de ligne d’Air France, de Regional, Britair, Airlinair, Chalair, etc. de décoller vers plus de deux cents destinations en France et en Europe.

Dans l’ « agenda pour un avenir durable de l’aviation générale et d’affaires » que vient de publier le Parlement européen, il est indiqué que « l’aviation générale et d’affaires est le segment de l’aviation civile connaissant la croissance la plus rapide en Europe et qu’elle constitue un complément du transport aérien régulier assuré par les compagnies commerciales, offrant ainsi des bénéfices sociaux et économiques spécifiques, en ce sens notamment qu’elle renforce la mobilité des citoyens, la productivité des entreprises et la cohésion régionale. »

 

gillesdarriauNé en 1992 dans l’esprit de Gilles Darriau après avoir eu connaissance de tentatives de records d’atterrissages en 24 heures, le défi 100/24 est plus ambitieux. En effet, cette tentative allie la quantité (la cible est un minimum de 100 aérodromes français équipés de piste en dur en moins de 24 heures) à la qualité, c’est-à-dire la démonstration du maillage aéroportuaire français et son inégalable répartition géographique (le passage par les points cardinaux ou limitrophes du territoire métropolitain sera obligatoire tels que Brest ou Quimper, Lille ou Calais, Strasbourg, Toulon, Béziers, Biarritz, Nantes). Les 25 et 26 juin, un avion monomoteur à pistons, piloté par une équipe réunissant 10 aviateurs se relayant au long de ces 24 heures de vol, va relever ce défi.

 

Le Bourget-Reims en 24 heures

La date prévue de 100/24 est celle du jeudi 25 juin 2009 avec un décollage à 12h00 de l’aéroport du Bourget, aux lendemains du Salon aéronautique de Paris. Le dernier atterrissage interviendra 24 heures plus tard, vendredi 26 juin, aux environs de 12 heures sur la base aérienne 112 de Reims. S’y ouvre ce jour-là le meeting du centenaire, célébrant la première grande manifestation aérienne publique au monde qui a eu lieu en 1909. S’y tiendra le Mondial des Patrouilles organisé par l’armée de l’air.

Onze pilotes

L’équipage de 100/24 réunit onze pilotes, tous passionnés, ayant de hautes responsabilités dans le domaine de l’aéronautique ou du transport aérien. Des relais pendant ces vingt quatre heures de vol sont prévus environ toutes les trois heures pour changer d’équipage et avitailler l’avion.

L’équipage de 100/24 (par ordre alphabétique) est composé de :

  • Frédéric Beniada, journaliste à France-Info
  • Gilles Darriau, directeur des aéroports Keolis
  • Gérard David, président de Dassault Passion
  • Patrick Gandil, directeur général de l’aviation civile
  • Jean-François Georges, président de l’Aéro-club de France
  • Lionel Guérin, PDG d’Airlinair et de Transavia
  • Yves Kerhervé, ancien pilote d’essai chez Dassault Aviation
  • Benoît Lonceint, industriel à l’origine d’un GIE exploitant un Cirrus
  • Catherine Maunoury, championne du monde de voltige
  • Luc Rieu, manager à Air France
  • Thierry Vigoureux, journaliste au Figaro et au Point.fr

Le monomoteur le plus vendu au monde

sr22accueilL’avion retenu est le Cirrus SR 22, aujourd’hui le monomoteur quatre places le plus vendu au monde. Il affiche un excellent rapport consommation/performances, montrant que ce type d’appareil peut s’inscrire dans une politique de développement durable. Son bilan écologique est également positif. Testé par rapport à un autre monomoteur quatre places (DR 400-180) sur Lognes-Castres, le Cirrus SR 22 consomme (à six litres près) la même quantité de carburant, mais effectue le même trajet en une heure de moins. Le bilan énergétique est donc très positif grâce à une conception aérodynamique dernier cri. Rustique avec son train fixe, il fait appel en même temps aux dernières technologies aéronautiques avec sa construction en composites et son avionique « glass cockpit » proche de celle équipant un Airbus.

 

Un aérodrome tous les quarts d’heure

Le défi 100/24 sera relevé si l’avion réussit à réaliser en moyenne au moins un posé-décollé chaque quart d’heure. En fait, il faudra atteindre le rythme de cinq à l’heure pour tenir compte des temps d’escale lors des avitaillements et des relais d’équipage qui devront être conduits au rythme d’un arrêt au stand lors d’un Grand Prix de Formule 1. Aussi une étude très fine des itinéraires possibles est-elle déjà en cours, le choix final s’effectuant le jour du départ en fonction des conditions météorologiques en France. Le choix du circuit en fonction des sept heures de vol qui auront lieu pendant la nuit aéronautique, peut être déterminant en fonction des aérodromes disposant d’un balisage éclairé. Le défi 100/24 s’appuie sur l’équipe de prévisionnistes de la station de Chambéry de Météo France. Une structure technique secondée par les équipes locales sur les aéroports gèrera les opérations aériennes, la météo, la presse, etc. avec Christian Gandon (informatique et localisation) et Patricia Lamy (presse).

Le complément de formation des pilotes sur le Cirrus SR 22 est assuré avec la collaboration de l’aéro-club Agile à Lognes, seul club ayant « mis en ligne » cet appareil à ce jour. Et avec succès puisque plus de 400 heures ont été réalisées en moins de six mois.

Le raid en live

L’événement 100/24 pourra être suivi en direct grâce aux reports des positions sur ce site et des contacts avec l’équipage pendant le vol. Des images seront disponibles aux escales d’avitaillement et des interviews possibles lors des relèves d’équipage.

Contacts :

Christian Gandon (site, informatique et géolocalisation), webmaster@cent24.fr

Patricia Lamy (presse), presse@cent24.fr